Le sexe et l’effroi, de Pascal Quignard

El 21/03/2026 nos reunimos para hablar del inusual ensayo Le sexe et l'effroi (1994), del escritor francés Pascal Quignard. Una obra que obtuvo un éxito extraordinario cuando fue publicado. Texto exquisito, elegante y complejo por su intrinctada sintaxis y sus grandiosa erudición, es a menudo desconcertante por presentarse (o al menos así lo creimos, lectores de hoy) como un ensayo de historia, aunque no presenta bibliografía alguna. El autor parece interpretar de manera brillante y acaso equívoca toda una civilización bajo el prisma de sus propios fantasmas y carencias.

Hero: Es el género de Quignard. No es verdadero, no es falso.



Sara: J'ai l'impression que ce qu'il écrit c'est des fragments, comme un collage. Il n'y a pas de liaison, parfois, entre les phrases, et c'est ça qui fait qu'il n'est pas facile à suivre. On a l'impression qu'il ne veut pas répéter et on dirait un peu comme des copier-coller, comme une thèse, en fait, hypercondensée. C'est tellement riche! J'ai appris plein de choses. Ce que j'ai aimé c'est de retourner vers des choses qu'on connaît tous mais dont on a oublié le sens. Par exemple, il raconte le combat entre Achille et Héctor, et c'est Héctor qui a récupéré tout l'armement de Patrocle, parce que Achille était amoureux de Patrocle, et comme c'est pas tout à fait à sa taille, ça laisse un espace autour du cou et c'est là où Achille va pouvoir se planter le tranchant de l'épée. C'est là le point faible à Hector. Il y a des scènes qui sont vivaces, qui sont belles. Après, lui, il interprète. Je ne sais pas si je suis d'accord avec l'interprétation, après, je m'en fous! Il dit, par exemple, que Héctor est comme une femme, par sa passivité et l'autre est dans l'action



Fragmento

"Quand Auguste réorganisa le monde romain sous la forme de l'empire, l'érotisme joyeux, anthropomorphe et précis des Grecs se transforma en mélancolie effrayée. Des visages de femmes remplis de peur, le regard latéral, fixent un angle mort. Le mot phallus n'existe pas. Les Romains appelaient fascinus ce que les Grecs appelaient phallos. Dans le monde humain, comme dans le règne animal, fasciner contraint celui qui voit à ne plus détacher son regard. Il est immobilisé sur place, sans volonté, dans l'effroi. Pourquoi, durant tant d'années, ai-je écrit ce livre? Pour affronter ce mystère : c'est le plaisir qui est puritain. La jouissance arrache la vision de ce que le désir n'avait fait que commencer de dévoiler."

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